Des douces caresses aux murmures incessants, " tu ne mourras pas. " " Reste avec moi. " " Je t'aime... ". Et nous voilà partit au pays de Morphée, mais pour cette fois ne plus jamais se réveiller. L'âme égarée, sans le moindre mouvement, dans les bras de l'être aimé, un sourire accroché aux lèvres qui, auparavant, dévoraient chaque parcelle d'un corps connu aujourd'hui par c½ur, et maintenant dépourvues de tout pouvoir a invoquer un frisson chez quelqu'un. Sentant les perles si précieuses que de l'or tomber sur sois, telle la récolte d'un amour gargantuesque sur une peau tellement froide. Trop fatiguée pour savoir déposer le baiser plein de sens que cet homme devrait recevoir. Et poursuivis par la mort, c'est une fuite sans fin que l'on mène. Une terrible envie de se retourner et de contempler l'amour, pleurant de désespoir. Ainsi qu'un fabuleux désir de se reposer à jamais... La voix voudrait se faire entendre. Mais une autre voix, un autre cris. Il cri. Les perles précieuses n'effleurent plus la peau froide. Une nuance de rouge se fait distinguer à travers les yeux presque clos. Puis ce doux liquide coule....coule..... Serait-ce du sang ? Le cerveau tournant au ralentis, tel un film que l'on se repasserai en boucle pour espérer comprendre. Il meurt. Tel Orphée il vient, voulant sauver Eurydice d'un sort qu'elle ne mérite pas. Il court. Pauvre homme, pauvre bête, rien ne sauvera Eurydice des enfers. C'est inculpant Orphée de n'avoir su vivre, gardant l'âme de la belle au fond de sois pour la laisser regarder la suite à travers lui, qu'Eurydice mourra une deuxième fois, toujours incapable d'en vouloir a cet homme. C'est les corps inertes de deux amants s'entrelaçant qui prouve que l'amour continu... toujours... éternellement...
Jusqu'à la mort.